LE CHILI : MONOPOLE MONDIAL DE LA PRODUCTION DE CUIVRE ?

L'économie chilienne est en plein essor bien qu'elle n'ait jamais vraiment ralenti (excepté en 1999). Pendant ces 15 dernières années, le Chili a été surnommé le "Tigre de l' Amérique Latine", affichant des taux d'expension économiques plus proches de ceux des pays dynamiques d'Asie du Sud-est que de ceux de ses pays voisins. De fait, bien que non membre de l'OCDE, le Chili dépasse certains pays membres, pour la productivité du travail par exemple.
Depuis 1999, la croissance du Chili est restée relativement molle par rapport à la performance habituelle du Chili. Il y a 2 causes à cette décélération :
Néanmoins, le Chili a connu un rebond en 2004 avec une progression de 6% du PIB; 3 causes pour ce regain :
Le PIB/habitant s'est accru plus rapidement que celui du Mexique ou de la Turquie.
Cependant, selon une récente étude de l'OCDE, le Chili doit maintenir cette vigoureuse croissance pour combler l'écart de niveau de vie avec l'ensemble de la zone OCDE.
Il n’y a pas de croissance durable sans bases économiques solides. De ce point de vue, le Chili est sur la bonne voie :
La dette publique diminue aussi. La dette nette de l’administration centrale et de la banque centrale a représenté moins de 6 % du PIB en 2004, contre à peu près un tiers du PIB en 1990. Cela a permis au gouvernement de dépenser davantage pour des programmes sociaux, et de réduire sa dépendance à l’égard du financement étranger – le talon d’Achille de nombreuses économies de la région.
Le Chili est aujourd’hui le seul pays d’Amérique latine, hormis le Mexique, dont les emprunts souverains sont notés comme des valeurs de premier ordre.
Il faut au Chili maintenir la règle fiscale tout en prévoyant certaines dépenses, en particulier celles qui seront liées au vieillissement et aux retraites dans les années à venir. Le Chili a été un précurseur en matière de réforme des systèmes de pensions au début des années 80, remplaçant un régime par répartition, financé sur les ressources publiques, par un système dans lequel les travailleurs épargnent sur des comptes individuels d’épargne-retraite. Ce système fonctionne bien, mais n’a pas tenu toutes ses promesses : les versements sont irréguliers, et les sommes insuffisantes pour assurer un revenu confortable après la retraite.
Il est important de résoudre ces difficultés, pour l’avenir des finances publiques du Chili et son potentiel de croissance.
Au-delà de la nécessité d’assurer la stabilité économique, d’autres mesures seraient également bienvenues.
3 difficultés sont à maîtriser :
C’est précisément le domaine dans lequel le Chili a le plus de retard par rapport aux pays de l’OCDE. C’est pourquoi l’amélioration de la qualité et des résultats à tous les niveaux du système éducatif sera sans doute la principale difficulté à surmonter dans les années à venir. La réalisation de cet objectif renforcerait non seulement le potentiel de croissance à long terme du Chili, mais aiderait aussi à réduire l’inégalité des revenus. Même si les indicateurs sociaux se sont améliorés au fil des années, avec un recul de la pauvreté, la société chilienne reste très inégalitaire.
article synthétisé et remis en forme par Hélène
Références
Synthèse de l’OCDE : « Étude économique du Chili, 2005 ».
Oliveira Martins, Joaquim, et Mulder, Nanno (2003), « Économie chilienne : la voie à suivre », dans L’Observateur de l’OCDE n° 240/241, décembre.3
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